La protection de la santé après 65 ans passe aussi par la vaccination

Plus l’on avance en âge et plus l’on devient vulnérable face aux maladies infectieuses et susceptibles de développer des complications plus graves. C’est pourquoi la vaccination ne s’arrête pas avec l’âge au contraire, elle est essentielle pour les personnes âgées de plus de 65 ans et  leur entourage !
La protection de la santé après 65 ans passe aussi par la vaccination

Vaccinations recommandées 

En résumé, les vaccinations recommandées dans le calendrier vaccinal pour les personnes âgées de 65 ans et plus sont : 
  • Chaque année en octobre-novembre : vaccin contre la grippe.
  • Pour être suffisament protégé contre les pneumocoques, il est nécessaire d’administrer deux vaccins différents à quelques mois d’intervalle. Discutez-en avec votre médecin !
  • Ne pas oublier le vaccin combiné diphtérie, tétanos, coqueluche tous les 10 ans   

Grippe : à faire chaque année

La vaccination reste le meilleur moyen de se protéger contre la grippe, et surtout contre ses complications. Comme les souches de virus influenza en circulation sont différentes d’une année à l’autre, la composition des vaccins est adaptée au fur et à mesure sur base des données recueillies notamment par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur base de l’épidémie précédente dans l’hémisphère sud. Il est donc recommandé aux personnes à risque, c’est-à-dire les personnes susceptibles de développer une forme grave de la maladie, de se faire vacciner chaque année, de préférence entre la mi-octobre et début décembre, avant que les virus ne commencent à circuler.

Le vaccin met 10 à 15 jours avant d’être actif et d’offrir une protection contre la grippe. Grâce à la vaccination, le risque de contracter la grippe est fortement diminué. Néanmoins, si l’infection se déclare, l’intensité de la maladie sera plus faible et le risque de complications, tel qu’une infection pulmonaire, est réduit. 
Très sûr, le vaccin contre la grippe n’a que peu d’effets secondaires : principalement une douleur, un gonflement et/ou une rougeur à l’endroit de la piqûre. Contrairement aux idées reçues, le vaccin  ne peut pas provoquer la grippe, car c’est un vaccin "tué", qui ne contient pas de virus vivants. La vaccination contre la grippe est également recommandée à toute personne partageant la vie d’une personne à risques de complications (par exemple : personne de plus de 65 ans, femme enceinte…).

La vaccination contre la grippe est également recommandée à toutes les personnes de 50 à 64 ans compris, car dans 1 cas sur 3, elles présentent au moins un facteur augmentant le risque de complications. 

Infections à pneumocoques : parlez-en à votre médecin !

Les pneumocoques (Streptococcus pneumoniae) sont des bactéries redoutables qui peuvent provoquer des pneumonies, des méningites et des septicémies, surtout chez les nourrissons et les personnes âgées. 70 % des bactériémies à pneumocoques concernent les  personnes âgées de plus de 50 ans. La mortalité s'élève à 12 % chez les personnes de plus de 65 ans et 24 % chez les plus de 85 ans. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant !

Rappel coqueluche-diphtérie-tétanos : pour vous aussi

Ce vaccin combiné trivalent est recommandé tous les dix ans, sans limite d’âge, afin de réactiver les défenses immunitaires contre ces trois maladies. Les plus de 65 ans peuvent en effet être exposés au tétanos lors d’activités de jardinage par exemple.  

Vaccination "cocoon" ou "familiale"

Vous êtes un grand-père ou une grand-mère qui s’occupe régulièrement de ses petits-enfants ? Dans ce cas, la vaccination contre la coqueluche ne fera pas que vous protéger, elle offrira également une protection au nouveau-né dans votre famille avec qui vous êtes en contact. C’est ce qu’on appelle la vaccination "cocoon" ou "familiale". En étant vacciné, vous évitez de transmettre une maladie qui peut être potentiellement grave pour les tout-petits.  

Et enfin…

  • Si vous êtes atteint(e) d’une maladie qui touche le foie et qu’une sérologie révèle que vous n’êtes pas protégé(e) contre les hépatites A et B, c’est le moment d’envisager ces vaccinations avec votre médecin.
  • Dans certains cas, une vaccination contre le zona peut être envisagée. Parlez-en à votre médecin. Le virus varicelle-zona peut en effet se réactiver plusieurs décennies après une varicelle et causer l’herpès zoster ou zona, dont la principale complication est la NPH (névralgie post-herpétique), qui peut provoquer au quotidien une douleur d’intensité variable, mais généralement invalidante, pendant plusieurs semaines à plusieurs années. Chez les plus de 60 ans, l’incidence de l’herpès zoster est trois fois plus élevée que chez les moins de 40 ans.
  • Vous partez en voyage ? Vérifiez aussi si certaines vaccinations sont recommandées. Vous trouvez toutes les informations par pays sur www.wanda.be/fr/