Tout savoir sur le vaccin contre le HPV ou papillomavirus !

Le papillomavirus humain (HPV, pour Human Papillomavirus) est un virus qui se décline en plus de 100 types différents. 70 à 80 % de la population seront en contact avec un type de virus HPV au cours de leur vie. La plupart d’entre eux l’élimineront naturellement et ne développeront pas de complication. Environ 12 de ces types de HPV sont considérés comme des types de HPV à haut risque. Ils peuvent  provoquer, chez l’homme comme chez la femme, des infections au niveau des organes génitaux, de l’anus ou de la gorge. Ces infections peuvent évoluer en cancer (col de l’utérus, vulve, vagin, pénis, anus, bouche-pharynx). 
Tout savoir sur le vaccin contre le HPV ou papillomavirus !

Comment se transmet-il ? 

Le HPV se transmet lors des relations sexuelles ou lors de caresses intimes. Le virus peut en effet se transmettre par contact de peau à peau, principalement dans la région pubienne ou par les mains. Le préservatif ne protège donc pas totalement contre les infections à HPV.

La maladie n’est pas toujours grave : la plupart des infections à HPV guérissent spontanément, sans aucune conséquence pour la santé. En général, les personnes infectées ne présentent pas de symptôme et la plupart d’entre elles ne savent pas qu’elles sont infectées, elles sont toutefois très contagieuses et peuvent transmettre la maladie sans le savoir. 

Existe-t-il un traitement contre les infections à HPV ? 

Il n’existe pas de traitement spécifique. Seules les conséquences de ces infections, les lésions précancéreuses, les cancers et verrues génitales peuvent être traitées. C’est notamment pour cette raison que la vaccination est recommandée pour les filles et les garçons de 13-14 ans. L’efficacité du vaccin augmente s’il est administré avant les premiers rapports sexuels, c’est-à-dire avant un potentiel contact avec le virus. Une vaccination de rattrapage est proposée aux jeunes femmes et hommes de 15 à 26 ans inclus qui n’ont pas bénéficié de la vaccination préventive généralisée. Le vaccin anti-HPV peut également être administré aux personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies, parce qu’elles ont subi une transplantation, par exemple, ou vivent avec le VIH/sida. 

Comment le vaccin est-il administré ?

Le vaccin est injecté en deux doses à six mois d’intervalle. Ces deux doses sont essentielles pour être largement protégé contre le HPV. Les vaccins contre le HPV sont généralement très bien tolérés. Les effets secondaires les plus fréquents sont des douleurs à l’endroit de la piqûre ou des maux de tête dans les 15 jours qui suivent. 
Si la vaccination est administrée après l’âge de 15 ans, 3 doses sont recommandées. 

Où se faire vacciner ? 

  • A l’école, en 2e secondaire, gratuitement.
  • Chez le médecin généraliste. Le vaccin est gratuit s’il est commandé via le programme vaccinal pour les adolescents à 13-14 ans. S’il est acheté en pharmacie, sur prescription (pour les filles âgées de 12 à 18 ans) un remboursement partiel est prévu. Vous payez dans tout les cas la consultation chez le médecin.
  • Une vaccination de rattrapage est recommandée par le Conseil Supérieur de la Santé pour les personnes non vaccinées jusque l’âge de 26 ans inclus (non remboursée). A compléter par les mutualités : intervention de l’assurance complémentaire

Dépistage du cancer du col de l’utérus 

La vaccination ne protègeant pas contre tous les types de HPV, pour les filles, dans le cadre de la prévention du cancer de l’utérus, il est essentiel de réaliser régulièrement des dépistages par frottis : tous les 3 ans entre 25 et 65 ans. 

15-16 ans : ne perdez pas de vue les rappels

Une injection de rappel contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche est recommandée vers 15-16 ans. Le vaccin contre ces trois maladies ne protège en effet que pendant un temps limité. Au bout de 5 à 10 ans, la protection diminue, c’est pourquoi des rappels de ce vaccin combiné trivalent sont nécessaires tous les 10 ans tout au long de la vie.
 

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