Travailler et vivre à nouveau plus proche ensemble

Bientôt, nous travaillerons et vivrons à nouveau plus proches les uns des autres. Cela crée de la peur, de l'insécurité et de la méfiance face à une éventuelle infection ou à un comportement sûr.  L’angoisse s’amplifie généralement lorsque vous tentez de la réprimer. En parler peut vous aider – que ce soit avec des collègues, des proches ou d’autres personnes.
Travailler et vivre à nouveau plus proche ensemble

Comment gérer la peur ou la méfiance dans les contacts quotidiens ?

Restez en contact 

L’angoisse a pour conséquence que nous nous isolons. Chercher du lien contribue à une meilleure gestion de nos angoisses.  Demandez-vous donc pour qui ou pour quelle cause vous travaillez tant, appelez la famille et les amis, et demandez simplement aux personnes de votre entourage s’ils veulent bien vous aider occasionnellement. Cela crée du lien !

Un travail d’équipe : ne passez pas à côté et discutez en équipe des outils à mettre en place ! 

L’angoisse est contagieuse… mais l’entraide aussi. Teamwork entre collèges, en familles ou groupes d’amis est essentiel, surtout lorsqu’il s’agit de soutien, de légèreté des conversations, d’humour, etc. Vous pouvez compter les uns sur les autres ! 

  • Si vous réalisez, que vous contribuez à diffuser un sentiment d’angoisse : dites-le et discutez-en. Vous n’êtes sans doute pas le seul à ressentir cela. 
  • La légèreté et l’humour : cherchez ensemble des sujets de conversation plus légers.
  • Recherchez d’autres manières, pour vous soutenir, et discutez entre vous de ce qui fonctionne bien et moins bien. Cela peut varier d’une personne à l’autre.
  • Définissez clairement des règles et prévoyez - ensemble ou séparément - des moments de pause pour évaluer comment se porte chacun des collaborateurs ou simplement pour décompresser. 

Vous sentez l’angoisse monter lorsque vous êtes en présence d’une autre personne ? 

C’est normal. 

  • Vérifiez et assurez-vous d’avoir vos besions de protection et vos propres compétences professionnelles ou votre ‘bon sens’. Ça, vous les avez. 
  • Essayez de faire ce que vous devez faire, comme vous devez le faire. Procédez étape par étape et prenez éventuellement une pause.
  • Essayez de respirer par le ventre. Trouvez un endroit tranquille où vous pouvez vous asseoir 5 minutes. La respiration par le ventre signifie que vous tendez votre ventre lorsque vous expirez: vous poussez l’air vers l’extérieur. Et lorsque vous relâchez le ventre, l’air entre en vous : vous inspirez.
  • Si l’angoisse devenait trop importante, regardez autour de vous et envisagez la possibilité de demander de l’aide à un collègue le temps de vous ressaisir. 

Topographiez votre angoisse 

Pour maîtriser à nouveau votre angoisse, il peut être utile de mieux la comprendre. Prenez, par exemple, vingt minutes de votre temps pour exécuter un ou plusieurs des exercices suivants : 

  • Réalisez un dessin (avec des couleurs, des formes, etc.) représentant votre angoisse. A quoi ressemble-t-elle ?
  • Nommez votre angoisse - un seul mot qui la décrit au mieux, mais qui ne soit de préférence pas trop fort. Comme un petit surnom.
  • Quelle musique représente-t-elle votre angoisse ?
  • Ou cherchez une autre manière de transposer votre angoisse en mots, la contenir ou lui attribuer un endroit.

Souvenez-vous qu’un contrôle et un évitement simples et sains suffisent.  

L’angoisse a pour corollaire que nous souhaitons contrôler la situation. Nous y parvenons en travaillant davantage ou par l’évitement. Mais plus vous travaillez et plus vous évitez, plus l’angoisse sera importante la fois suivante. L’angoisse se renforce d’elle-même et peut continuer à subsister longtemps encore après que le problème du Corona sera résolu. Vous vous laverez alors les mains de manière compulsive et vous contournerez les gens en réalisant des écarts de plus en plus grands. 

Essayez de penser à tête reposée à une forme saine et intelligente de contrôle et d’évitement. Réalisez lorsque vous exagérez. Ce n’est pas grave en soi, mais si vous exagérez de plus en plus, essayez de vous réfréner quelque peu. 

Des réflexions utiles ou de soutien

Si vous remarquez que vous souffrez de pensées anxiogènes, vous pouvez recourir à des « pensées de secours ». Quelles phrases utiliseriez-vous pour rassurer quelqu’un ? Pouvez-vous également les appliquer à vous-même ? Le plus souvent, les pensées de secours fonctionnent le mieux si vous y croyez, si elles sont justes et si elles font baisser la tension. Quelques exemples (mais trouvez tout particulièrement celles qui fonctionnent sur vous) :

  • L’angoisse, c’est normal, je vais faire au mieux.
  • Nous sommes tous ensemble pendant cette période difficile - nous nous soutenons entre collègues, en famille et au niveau du pays, nous nous en sortirons ensemble !
  • Je fais de mon mieux, c’est tout ce que je peux faire et c’est déjà bien assez.
  • La tension que je ressens maintenant n’est pas continue : elle change et puis s’estompe.
  • Nous ne pouvons pas prédire l’avenir, nous pouvons juste faire de notre mieux. 



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