La santé mentale des parents. L’histoire de Sophie

Les parents ont souvent beaucoup à faire. Les enfants vont à l'école, dans un club de sport ou de loisirs et ont besoin d'un environnement structuré et prévisible. En tant que parent, vous voulez bien sûr bien faire les choses, et vous adaptez votre emploi du temps à votre progéniture. Mais à part cela, il y a aussi votre travail, votre vie sociale, votre relation et votre ménage. Combiner tout cela exige beaucoup. Sophie (38 ans) a vécu cette expérience. Lisez son histoire.
La santé mentale des parents. L’histoire de Sophie

* Photo illustrative. La personne représentée n’est pas Sophie.

Concilier travail et famille était devenu trop demander à Sophie

Sophie a 38 ans et est juriste dans une grande entreprise. Diplômée avec mention, elle a commencé sa carrière à toute vitesse. Sophie est par nature quelqu'un qui se donne à fond et qui est même un peu perfectionniste. Tout ce qu'elle fait, elle veut le faire bien. Il y a 12 ans, Sophie a épousé Thomas, le père de leurs enfants Nora (10 ans) et Victor (8 ans). Thomas travaille à temps plein comme conseiller en sécurité dans une entreprise de construction.

“Lorsque Nora est entrée à l'école primaire, j'ai décidé de travailler 4/5. Je ne l’ai pas décidé à la légère. Je voyais souvent combien Nora était triste quand je rentrais tard à la maison, ou ne pouvait pas aller à l'une de ses pièces de théâtre à la maternelle. Ça m'a fait réfléchir. Sur la façon dont nous déposions en vitesse nos enfants à la crèche, et en repartions encore plus vite. Finalement, je me suis ressaisie et j'ai décidé de travailler un jour de moins par semaine. Comme ça, je pouvais être avec les enfants. Prendre soin d'eux, les choyer et faire des choses amusantes avec eux. Au début, c'était un soulagement. J'ai beaucoup apprécié ma journée supplémentaire en tant que maman. Mais, mon travail était toujours là. Je travaillais à 4/5, mais c'était toujours à temps plein.

Conséquence : des heures de travail supplémentaires, et après, courir à gauche et à droite pour être partout à l'heure. Aller dîner avec des amis, aller chercher Nora à la danse ou emmener Victor à son cours de clarinette. Tout est devenu une course contre la montre. Et pour couronner le tout, les tâches ménagères étaient parfois délaissées. Thomas est un homme adorable et il aide quand il le peut, mais même dans ce cas, j'étais souvent désemparée quand je devais nettoyer pendant mon jour de congé. J'ai gardé ce rythme pendant longtemps, mais finalement c'est devenu trop. J'ai essayé de tout faire en même temps, et de préférence le mieux possible. Ça me tuait. J'étais constamment fatiguée, stressée et irritable. Parfois, je m'emportais sans le vouloir avec les enfants, et je me sentais terriblement coupable. Ils n’y pouvaient rien. Je n'étais plus moi-même dans ces moments-là. Lorsque j'ai aussi commencé à avoir des problèmes de concentration, j'ai su que c’en était trop pour moi. C’est à ce moment-là que j'ai cherché de l'aide.

Reconnaître les signaux

Ce que Sophie décrit dans son histoire, ce sont les symptômes du burn-out. Dans le contexte de l'éducation des enfants, ce phénomène est parfois appelé ‘épuisement parental’. Cela signifie que la combinaison du travail et de la famille devient trop lourde. Un type de burn-out courant qui touche particulièrement les jeunes parents dynamiques.
Si vous reconnaissez ces signes chez vous, votre partenaire ou un de vos proches, il faut demander de l'aide :

  • Fatigue et irritabilité.
  • Des sentiments exacerbés, tels que la peur, l'insécurité et la colère, et un contrôle réduit de leur expression.
  • Commencer à penser différemment, comme broyer du noir, une diminution de la concentration et des difficultés à planifier et à organiser.
  • Des troubles physiques résultant du stress, tels que des vertiges, des sueurs, des maux de tête et des douleurs musculaires.
  • Changer ses habitudes, comme les habitudes de sommeil ou d'alimentation, prise de plus de médicaments ou se retirer de l'interaction sociale.

Pourquoi est-il si important de demander de l'aide à temps ?

Une bonne conversation peut déjà faire beaucoup. En parlant à une personne de confiance, vous découvrez souvent que vous n'êtes pas seul(e). De nombreuses personnes doivent faire face au stress à la maison et au travail. Ce peut être un grand soulagement de pouvoir l'exprimer honnêtement. Il est aussi important d'oser parler à votre employeur de votre emploi du temps. Si vous avez besoin d'aide à cet égard, un spécialiste peut vous aider à apprendre à fixer des limites. Osez dire 'non'.

Outre le médecin généraliste ou un psychologue, il existe des d'organisations spécialisées qui offrent un soutien, en ligne ou non. 

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