Puis-je avoir un petit biscuit ?

Aider vos enfants à manger sainement, ça peut tenir de la gageure. Quand parle-t-on d’en-cas sains, et comment aider vos enfants à les apprécier ?
Puis-je avoir un petit biscuit ?

Les petits en-cas ne sont pas toujours mauvais à prendre 

Manger de petits en-cas est souvent considéré comme nocif, mais tout dépend de ce que vous mangez et dans quelles circonstances. Manger un en-cas sain peut aussi être une façon de doser correctement les apports alimentaires, et de manger de manière plus équilibrée. Ainsi, un biscuit sec complet peut contribuer à la prise de fibres, et un petit pot de yaourt non sucré, apporter la portion de calcium nécessaire.

Manger des en-cas sains donne aussi de l’énergie pour mener une vie active. Ceci vaut aussi pleinement pour les enfants. Les jeunes enfants ont besoin de beaucoup d’énergie. Leur estomac étant plus petit que celui des adultes, leurs apports alimentaires sont idéalement répartis en trois repas principaux et deux ou trois petits en-cas.

Combien de petits en-cas ?

Grâce à deux ou trois petits en-cas, les enfants peuvent combler les périodes séparant les repas principaux. Les enfants fréquentant l’école primaire et les adolescents peuvent encore manger un troisième en-cas en soirée, alors que les plus jeunes vont généralement au lit peu après le repas du soir. Il est déconseillé d’avoir plus de trois moments où les enfants mangent entre les repas. Et grignoter continuellement n’est pas non plus une bonne idée. C’est mauvais pour les dents des enfants, et cela conduit rapidement à une prise d’énergie trop élevée et donc au surpoids. Les petits en-cas ne sont bien évidemment pas destinés à compenser, ni à ‘sauter’ des repas.

Quand parle-t-on d’en-cas sains ?

Il est naturellement facile de choisir un biscuit ou une barre. Ces ‘solutions’ provoquent souvent un pic glycémique soudain, aussitôt suivi par une chute aussi brutale. De petits en-cas sains ont un tout autre effet. Ils activent le métabolisme et stabilisent la glycémie, tout en réprimant aussi les fringales. Pour le dire en peu de mots, un en-cas sain est un produit pauvre en calories (de  préférence, moins de 150 kcal) et contenant beaucoup de nutriments utiles, comme des vitamines. 

Des fruits, des légumes et des noix 

Les fruits peuvent être des en-cas qui permettent de satisfaire d’une manière saine une ‘envie de sucré’. En plus, les fruits regorgent de vitamines naturelles, de minéraux et d’antioxydants. Donnez donc régulièrement un fruit à vos enfants en guise d’en-cas. Une banane, des morceaux d’ananas, des framboises, des myrtilles, des raisins,...

Les légumes offrent eux aussi des possibilités infinies. Donnez à vos enfants une portion de carottes, un morceau ce concombre, des tomates cerises ou des poivrons. Accommodez-les avec une  sauce sympa, comme du houmous, ou une sauce à base de yaourt.

Les noix et les graines (comme celles de tournesol et de potiron) constituent une bonne idée. Choisissez des noix non salées et non grillées, pour profiter de leur variante la plus saine. Les noix et  les graines contiennent aussi de ‘bonnes’ graisses. Mais faites bien attention, des graisses restent des graisses. N’en donnez donc pas trop à vos enfants. Une petite poignée par jour est plus que  suffisante. Ceci vaut aussi pour les fruits secs.

Et si vos enfants ‘scient’ pour manger des sucreries…

Vos enfants ont un gros penchant pour le sucré ? Quelques astuces vous aideront à les garder sur le droit chemin.

  1. Commencez par limiter leur accès aux produits sucrés en réduisant les stocks  disponibles.
  2. Et prévoyez de toujours disposer d’alternatives plus saines à leur proposer. Présentez-leur rapidement un fruit au lieu d’une glace, ou un produit laitier à la place d’un petit gâteau.
  3. Limitez l’offre de produits laitiers sucrés. Ajoutez-y par exemple des fruits frais pour les adoucir d’une manière saine. Le sucré est autorisé, mais avec modération.
  4. Apprenez à vos enfants à ne manger des sucreries que de temps en temps, et sans exagérer. En d’autres mots : pas tous les jours. Laissez-les choisir eux-mêmes leur moment ‘sucré’, pour leur apprendre à adopter un comportement raisonnable par rapport aux sucreries.
  5. Il peut aussi être utile d’expliquer dès le plus jeune âge à vos enfants, quels sont les risques de l’abus de friandises. Quand les enfants savent ‘pourquoi’, ils sont plus motivés à effectuer de bons choix.

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