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07 août 2020

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Des actions coordonnées & en équipe pour lutter contre le Covid-19

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, le tracing des contacts est à nouveau sous le feu des projecteurs. Il a été dit qu’au niveau flamand les mutualités auraient ralenti les initiatives locales visant à améliorer le tracing des contacts en cas d'infection au coronavirus. Ceci aurait été fait afin de favoriser leurs propres activités. C’est pourtant le contraire. En effet, nous croyons fermement à la force complémentaire des actions locales.
Des actions coordonnées & en équipe pour lutter contre le Covid-19
Les défis d'aujourd'hui ne disparaissent pas avec la mise en place des initiatives locales. Le fait que nous le soulignions ne signifie pas que nous nous opposons à ces actions locales. La rapidité avec laquelle les résultats des tests des patients atteints du Covid sont transmis à Sciensano détermine la vitesse à laquelle le tracing des contacts peut intervenir. Ce flux de données n'a toutefois pas toujours fonctionné sans heurts et encore aujourd’hui, il peut rencontrer des difficultés. Parfois, plus de cinquante heures s’écoulent entre le moment où le résultat est connu et son encodage dans le système. Il arrive aussi que les données de contact soient incorrectes ou incomplètes. 

Nous sommes convaincus que les initiatives locales peuvent apporter un renfort. A condition d'éviter le chaos. Seule une approche rationalisée pourra le permettre, avec une seule régie flamande, une base de données centrale et une plateforme unique. Ce n'est que de cette manière que nous éviterons de nous disperser à cause de doublons dans les noms des contacts, de circuits parallèles et d’une image incomplète des évolutions sur le terrain. 

Outre la sensibilisation, l'information et l'application de mesures générales, les initiatives locales peuvent sans aucun doute apporter une valeur ajoutée en termes de case management lors de la recherche des sources et des clusters, dans la préparation des entretiens de contact avec les patients atteints du Covid et dans le soutien des personnes qui doivent se mettre en quarantaine. 
 
Depuis la semaine passée, un numéro 0800 est disponible pour les médecins généralistes. Ils peuvent ainsi indiquer au système central les patients identifiés positifs au Covid et les personnes de contact au niveau local. Cette synergie entre le tracing des contacts en région et les initiatives locales permettra de contacter les gens plus rapidement. Bien entendu, nous ne cessons d’examiner comment optimiser encore davantage le processus.  

Le système fonctionne, la capacité est suffisante

Dans toute cette agitation, n'oublions pas que les collaborateurs travaillant pour le tracing des contacts arrivent à joindre 92 % des personnes reprises dans le système. Les deux tiers sont contactés dans les 24 heures. Et cela, grâce aux centaines de personnes qui s’investissent chaque jour dans la réussite de ce processus. 

Actuellement, 186 agents de call center et 50 agents de terrain se démènent chaque jour. La capacité a été portée à respectivement 310 et 75 agents, en raison de l'augmentation du taux d'infection. Cette capacité est suffisante pour mener à bien toutes les missions quotidiennes. Au call center, celles-ci peuvent désormais être suivies dans les quatre heures après l'enregistrement sur la plateforme. Les missions destinées aux agents de terrain arrivent le matin et sont réalisées le jour même. Plus la vitesse et la qualité de la transmission des données augmentent, plus le tracing des contacts est précis. 

Le contrat à 100 millions

Nous nous investissons dans le tracing des contacts, portés par notre engagement social et dans l’intérêt de la santé publique. Ce n’est pas l’argent qui nous motive. Il est vrai qu’une somme de 100 millions d'euros a été mise à disposition pour notre participation au tracing des contacts. En d'autres termes : au cas où nous aurions besoin de 1.200 personnes chaque jour pour le tracing durant sept mois. Mais ce n'est pas le cas. Seules les personnes qui ont été effectivement appelées et ont réellement travaillé sont facturées.

En tant que mutualités, participer au tracing des contacts ne nous rapporte pas un euro. Au contraire, les nombreux efforts supplémentaires réalisés pour maintenir ce projet sur la bonne voie ne sont pas facturés. Dans la phase initiale du projet, si des collaborateurs déjà subventionnés (par exemple des travailleurs liés à l'INAMI et des travailleurs sociaux) avaient été déployés, ces subventions sont alors soldées. Il n'y a donc pas de double financement. 

La lutte contre le coronavirus va se poursuivre encore un bon moment. Nous sommes prêts. Ce ne sont pas les initiatives individuelles qui nous permettront d’atteindre notre objectif mais bien les actions d’équipe coordonnées. Et nous y croyons plus que jamais.

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