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05 janvier 2021

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1 personne en incapacité de travail sur 4 souffre d'un trouble psychosocial

Comme le montre la dernière étude des Mutualités Libres, 1 diagnostic principal sur 4 au début de l’incapacité de travail concerne un trouble psychosocial. Les mêmes résultats révèlent également que ce sont principalement les femmes employées qui se retrouvent en incapacité de travail pour cause de burn-out, de dépression ou de troubles anxieux.
1 personne en incapacité de travail sur 4 souffre d'un trouble psychosocial

Une incapacité de travail plus longue en cas de burn-out ou de dépression

La dernière étude des Mutualités Libres montre que les personnes souffrant d'un trouble psychosocial connaissent une incapacité de travail plus longue que la moyenne : celles qui traversent une dépression restent en moyenne 4 mois à la maison, contre 3 mois en cas de burn-out. Ce qui est plus long que pour les personnes atteintes d'une maladie cardiovasculaire, par exemple. 

Chiffres principaux

  • Un diagnostic principal sur quatre (24,8 %) lors de l'entrée en incapacité de travail concerne un trouble psychosocial. Au bout de six mois, au premier jour du 7e mois d'incapacité de travail, la proportion de personnes en incapacité de travail en raison d'un trouble psychosocial est d'un peu plus de 40 %. Encore six mois plus tard, quand on parle d'entrée en invalidité (donc après 1 an d'incapacité), cette proportion est de 4 sur 10.
  • Chez les employés, les troubles psychosociaux représentent environ un tiers du nombre total de diagnostics au début de l'incapacité de travail. Cette part monte à 55 % après 6 mois et reste inchangée après un an. C’est beaucoup plus que chez les indépendants et les ouvriers. Chez les indépendants, un dossier dure plus longtemps avant de pouvoir être clôturé.
  • Par rapport aux hommes, les femmes sont doublement touchées par les troubles psychosociaux. Tout d'abord, 30 % des femmes reçoivent le diagnostic d’un trouble psychosocial au début de leur incapacité de travail. Ensuite, ces types de dossiers durent plus longtemps chez les femmes que chez les hommes. 
  • Les jeunes travailleurs, âgés de 20 à 40 ans, semblent davantage se retrouver en incapacité de travail pour cause de burn-out que leurs collègues plus âgés (30 %). En cas de burn-out ou de dépression, les travailleurs plus âgés restent donc plus longtemps en incapacité que leurs collègues plus jeunes.

Prévention et investissement dans le bien-être des travailleurs

L’incapacité de travail mérite une pleine attention, quelle qu’en soit la raison. C'est pourquoi les Mutualités Libres considèrent cette question comme une priorité, qu'elles ont d'ailleurs reprise dans leur Mémorandum 2019. "Et cela va au-delà de l'incapacité de travail due à des troubles psychosociaux", explique Astrid Janssens, médecin directeur adjoint des Mutualités Libres.

"La prévention est le meilleur remède pour éviter l'incapacité de travail. Aussi bien pour empêcher les burn-out que les maladies osseuses et musculaires, par exemple. Il est pertinent pour les entreprises d’organiser davantage d'actions de prévention. Investir dans des conditions de travail optimales et dans le bien-être des travailleurs est une condition sine qua non pour prévenir l'incapacité de travail. Grâce à la réglementation sur la réintégration professionnelle, les employeurs en sont davantage conscients : limiter la charge psychosociale des travailleurs permet à une entreprise de se développer.”

Plus d'info

Lisez l'étude complète des Mutualités Libres.

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