Gérer la peur de l'échec

La peur de l’échec est un frein à l’épanouissement de sa confiance en soi. Elle mine un enfant à des moments où il pense être tenu de réaliser de bonnes performances, par exemple quand il fait ses devoirs, dans ses relations sociales, dans une activité sportive...
Gérer la peur de l'échec

“Je ne sais pas le faire !”

Soutenez l'enfant s’il a peur de l’échec

La peur de l’échec est un autre obstacle à une bonne estime de soi. Elle se présente lorsque l'enfant pense qu’il doit réussir quelque chose, p. ex. ses devoirs, relations sociales, sport, etc. La peur de l’échec peut être active ou passive. 

Les enfants qui éprouvent une peur active de l’échec essayent de faire tout très bien pour éviter les erreurs et critiques. Ces enfants sont très perfectionnistes et travaillent souvent de manière lente et minutieuse. 

Les enfants qui éprouvent une peur passive de l’échec fuient les situations difficiles pour éviter les erreurs et critiques. Souvent, ils bâclent une tâche, ont tendance à procrastiner (reporter au lendemain), semblent nonchalants ou désordonnés ou répondent au hasard à leur examen.

Conseils pour les parents

  • Discutez des crises de peur de l’échec et apprenez à reconnaître ses inquiétudes. Aidez l'enfant à aborder le défaitisme (“Je n’en serai jamais capable”) et à en finir avec les idées préconçues (“Je suis toujours le dernier”). Aidez l'enfant à relativiser (“Tu ne dois pas tout connaître sur le bout des doigts pour réussir”).
  • Veillez à ce que l'enfant se détende suffisamment, p. ex. faire une chouette activité ou voir des amis. La détente est également importante pendant les périodes de contrôles ou d’examens.
  • Surmonter la peur de l’échec signifie également apprendre à rater. Apprenez donc à l'enfant que l’échec est permis et qu’il peut même en tirer des leçons. Donnez le bon exemple et montrez que vous aussi, vous commettez parfois des erreurs en tant que parent. Personne n’est parfait !
  • Votre enfant fait régulièrement preuve de procrastination ? Essayez de savoir s’il s’agit d’une forme de peur passive de l’échec en parlant avec lui et en creusant la question.

Récompense, geste d’encouragement, compliment …

  • En tant que parent, félicitez votre enfant pour son comportement ou l’action qu’il a effectuée, pas pour ce qu’il est. Par exemple, dites « Tu as bien résolu ce problème » et non « Tu es malin ». Mettez l’accent sur l’effort que votre enfant a fourni. 
  • Efforcez-vous de juger votre enfant de manière raisonnablement positive, et tentez aussi de ne pas toujours évaluer ce qu’il a accompli, mais de plutôt décrire ce que vous voyez. Par exemple, si votre enfant vous montre son dessin, commentez « Il y a plein de personnages, et c’est très coloré ». Votre enfant n’aura dès lors pas l’impression d’être évalué, mais il aura le sentiment que son papa ou sa maman s’intéresse vraiment à ce qu’il fait.
  • Les remarques négatives devraient elles aussi plutôt concerner l’action : dites « Tu devrais essayer d’aborder les choses différemment » et non « Tu n’en es pas capable ». 
  • Donnez la préférence à une récompense d’ordre social (faire un chouette truc ensemble, jouer au jeu favori de votre enfant, aller faire du foot…) plutôt qu’à une gâterie d’ordre matériel (argent, jouet, bonbons…).

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